11 Mai 2011
Avego Driver. Une application qui risque de donner un sérieux coup de vieux aux actuels services de covoiturage en ligne. Sa particularité ? Les échanges entre conducteurs et passagers s’effectuent en temps réel, via smartphone.
« C’est notre principal atout par rapport à la concurrence. Nous sommes, par exemple, capables d’alerter un conducteur sur les passagers qui sont à la recherche d’une voiture sur son trajet. » Mieux, les utilisateurs se retrouvent à des « arrêts » prédéfinis par l’application. Ou comment le covoiturage prend des airs de ligne de bus. «Si vous prenez une personne, vous n’avez pas envie de faire un long détour pour aller la chercher. Nous informons donc les passagers et les conducteurs des lieux où ils peuvent se retrouver. Selon nous, la facilité d’accès est cruciale» selon le Directeur commercial d’Avego, Jonathan Guard .
Communication directe entre utilisateurs via SMS, notation des conducteurs, parrainages, les différentes fonctionnalités proposées par l’application Avego Driver témoignent de cette volonté de faciliter l’usage du covoiturage. Ultime démonstration : la mise en place d’un système de micro-paiement évitant les échanges de la « main à la main » entre conducteurs et passagers. En fonction des trajets effectués, Avego Driver se charge ainsi de débiter et créditer automatiquement les comptes utilisateurs. Comptez 20 centimes d’euro par kilomètre, assurance comprise. Avego ponctionnant une royaltie sur chaque « course » réalisée.
Avego Driver - Capture d'écran
Un expérience pilote à Seattle, sur le campus de Microsoft Pour démontrer la pertinence de son application, la start-up irlandaise a lancé différents projets pilotes à travers le monde. Des expérimentations qui ciblent des territoires ou des trajets précis, comme récemment le célèbre pont SR 520 de Seattle. « L’application peut marcher dans n’importe quel pays du monde. Les gens peuvent définir eux-mêmes leurs points arrêts. Cela dit, nous recrutons davantage d’utilisateurs quand nous nous chargeons de ce balisage. » A Seattle, l’application – soutenue par le Département au Transport de l’Etat de Washington – a ainsi conquis 250 conducteurs et 750 passagers, dont des salariés du campus de Microsoft. «Grâce à nos outils de reporting, nous pouvons prouver aux collectivités l’efficacité de notre système. Nous leur indiquons, par exemple, le nombre de trajets effectués ou les économies de CO2 réalisées. Elles peuvent alors comparer ces chiffres avec les dépenses qu’elles auraient dû engager pour réaliser des infrastructures traditionnelles de transport (ndlr : bus, tram…) ».
En Europe, la ville norvégienne de Bergen a également lancé ce printemps une expérimentation basée sur l’application irlandaise. L’initiative associe neuf sociétés locales, soit plus de 7 000 salariés. La cité nordique précède ainsi Nice, qui hébergera prochainement le premier projet pilote d’Avego en France, via un partenariat avec le site covoiturage.com. Si les collectivités se rallient doucement au service, les financiers semblent eux déjà conquis. Avego a bouclé, fin 2010, un conséquent tour de table de 5,6 millions de dollars. Seul bémol à ces débuts sans accroc : la plate-forme Avego Driver n’est pour l’instant disponible que sur iPhone. «Nous proposerons bientôt une version pour Windows Mobile. Puis, je l’espère, une déclinaison sur Android. Il est clair que plus nous aurons de plates-formes compatibles, plus nous aurons d’utilisateurs. Cela dit, pour le moment, notre priorité reste de travailler sur la facilité d’usage de l’application. » En route !
Source: http://www.cleantechrepublic.com

